Simple dans son principe, un convecteur est constitué d'une résistance commandée par un thermostat, enfermée dans un carénage métallique à l'intérieur duquel circule l'air qui s'y réchauffe. Il en ressort, en partie haute par convection naturelle.

Outre les critères esthétiques, le choix d'un convecteur électrique repose sur deux paramètres principaux : la taille de la pièce à chauffer et la qualité de son isolation.

En prenant pour exemple une pièce moyennement isolé, on considère qu'un appareil de 1000W suffit pour un volume de 30 à 40 m3, 2000W pour 60 à 70m3, et 3000W pour une pièce de 100m3. Mais il faut tempérer ces chiffres, la puissance pouvant être sensiblement réduite si le local est très bien isolé. Elle sera en revanche sérieusement augmentée si la pièce est mal calorifugée.

Pour une salle de bains, l'appareil doit être normalisé NF, protégé contre les défauts d'isolation et contre les chutes d'eau verticales. Ces contraintes sont symbolisées par deux pictogrammes, un double carré et une goutte d'eau dans un triangle.

Afin de pouvoir disposer d'une montée en température rapide, il est bon d'opter pour un convecteur soufflant. La turbine permettra, au moment de l'utilisation de la salle de bains, d'élever en très peu de temps, la température de la pièce des quelques degrés nécessaires au confort.

Les appareils anciens et les modèles d'entrée de gamme actuels sont commandés par un thermostat mécanique. Celui-ci est d'une précision très sommaire, de l'ordre de 1 à 2°. Evidemment plus chers, les modèles à thermostat électronique offrent une précision qui peut aller jusqu'au dixième de degré. Les variations de température sont absolument indécelables.

Pour garantir l'efficacité du convecteur, il sera placé à 15 cm du sol au minimum (pour faciliter le passage de l'air ainsi que le nettoyage) sous une fenêtre (attention aux rideaux), ou sur le mur de façade s'il ne comporte pas d'ouverture. Dans une salle de bains, l'appareil devra être posé à plus de 0,60 m de la baignoire ou du receveur de douche et être de classe II.

Dans une grande pièce, il est préférable de ne pas se contenter d'un seul appareil, même de puissance suffisante. Il en résulterait immanquablement des zones froides, et le convecteur tournerait en permanence à plein régime. Mieux vaut fractionner la puissance en 2 voire 3 ou 4 points et les répartir dans le volume.

Un convecteur se fixe grâce à une platine métallique fournie avec l'appareil. Après une prise de niveau soignée, elle est simplement fixée au mur par des vis et des chevilles. Bon nombre de fabricants fournissent un gabarit de perçage qui facilite nettement le repérage des trous. Lorsque la platine est solidement fixée, il suffit d'y accrocher le convecteur qui est maintenu par un ou plusieurs ergots à ressort.

Un convecteur mural ne peut être alimenté par un fil volant et une fiche. Le câble d'arrivée doit cheminer dans une gaine encastrée dans la maçonnerie ou sous une plinthe normalisée, jusqu'à un boîtier de raccordement conçu pour cet usage, équipé d'un capot passe-fil. Le branchement doit comporter trois fils dont une terre et d'une section suffisante. Le branchement du convecteur s'effectue dans le boîtier au moyen d'un domino isolé.

Les appareils les plus sophistiqués peuvent bénéficier d'une télécommande par courant porteur ou fil pilote.

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